Questions après le don

Puis-je choisir le bénéficiaire de mon don?

Non, un don de sang, de plasma ou de plaquettes reste toujours anonyme. Le numéro de don de la pochette de sang renvoie à un donneur, mais la pochette ne trahit jamais son origine. Nous ne communiquons donc jamais le nom du donneur au receveur. De ce fait, vous ne pouvez choisir la personne que vous aidez en donnent du sang, du plasma ou des plaquettes.

Puis-je reprendre le travail immédiatement après le prélèvement?

Oui, vous pouvez reprendre sans problème la plupart des activités après le prélèvement. Mais il est préférable de s’abstenir des performances les plus éprouvantes. En effet, juste après le prélèvement, la capacité de transport de l’oxygène est plus faible.

Nous vous déconseillons d’exercer un métier dangereux ou de vous livrer à des activités physiques ou sportives intenses pendant les 12 heures suivant le prélèvement. Votre tension artérielle peut être un peu plus faible ou moins stable.

Mieux vaut aussi éviter de rester trop longtemps debout pendant les quatre premières heures suivant le prélèvement. Vous éviterez ainsi les étourdissements, les chutes de tension et les pertes de conscience.

Que faire en cas de douleur ou d’irritation après le prélèvement?

Il est préférable de consulter votre généraliste si vous avez mal au bras en rentrant chez vous après un don de sang, de plasma ou de plaquettes, si vous souffrez d’irritation ou si vous ne vous sentez pas bien. Veuillez ensuite prendre contact avec le centre de don.

Certains donneurs – surtout la première fois – peuvent se sentir faibles après le prélèvement. Cela est généralement dû à une baisse de tension artérielle. Parfois, il s’ensuit une perte de conscience ou un évanouissement. Si le donneur fait une mauvaise chute à ce moment-là, il n’est pas exclu qu’il se blesse.

Lors de la collecte de sang, nos collaborateurs s’efforcent de prévenir ces réactions ou de les prendre en charge le mieux possible. Nous conseillons aux donneurs de prendre une boisson sucrée après le prélèvement et de se reposer un petit quart d’heure. Dans la plupart des cas, cela suffit à prévenir ce genre de réactions.

Certains donneurs souffrent, après le prélèvement, de nausées, de maux de ventre ou d’étourdissements. Les donneurs de plasma ou de plaquettes peuvent aussi être affectés par l’anticoagulant que nous utilisons pour empêcher la coagulation du sang du donneur pendant le prélèvement. Cette substance peut entraîner une carence temporaire en calcium dans le sang et rendre les muscles et les nerfs plus sensibles. Les symptômes sont un sentiment de fatigue dans les jambes, un goût bizarre en bouche, des picotements aux lèvres, un sentiment de froid ou des maux d’estomac ou d’intestins. Il va de soi que le donneur est toujours assuré contre les éventuels frais médicaux supplémentaires.

Quelles analyses la Rode Kruis effectue-t-elle sur les dons de sang, de plasma et de plaquettes?

Après le prélèvement, tous les dons sont analysés en laboratoire pour l’hépatite B et C, le VIH et la syphilis. Par ailleurs, le groupe sanguin est déterminé pour tous les dons. Nous comptons les différentes cellules sanguines et calculons le taux d’hémoglobine.

La Rode Kruis me communique-t-elle les résultats des analyses?

Nous ne vous avertissons pas si les résultats sont positifs. Mais si les analyses présentent des valeurs anormales, et que c’est important pour votre santé, le centre de don vous en avertit par écrit. Dans la lettre, nous vous communiquons également les résultats des analyses pour que vous puissiez consulter un médecin. Lorsque nous constatons une infection récente au virus de l’hépatite B ou C ou de la syphilis, nous sommes légalement tenus d’avertir les autorités de manière anonyme. Dans ce cas, nous communiquons aussi les données du médecin de famille.

Nous ne divulguons jamais les résultats des analyses à des tiers sans votre consentement, pas même à votre médecin traitant. Dans certains cas particuliers, le médecin du centre de don vous invitera à discuter avec vous des résultats des analyses.

Plus d’informations à propos de nos analyses en laboratoire.

Et si j’ai un doute sur la qualité de mon don après le prélèvement?

Il est important de toujours nous avertir des éventuels risques d’infection à cause de la « fenêtre sérologique ». Il s’agit là de la période entre l’infection par un virus et le moment auquel le virus apparaît dans le sang. Pendant cette période, le virus n’est donc pas détectable, pas même par des analyses de laboratoire. Elle peut durer quelques semaines, et jusqu’à six mois dans certains cas. Si vous avez été infecté récemment, il est donc possible que nous ne puissions pas encore détecter le virus dans votre don.

Pour éviter de mettre en circulation du sang contaminé, il est par conséquent extrêmement important que vous nous avertissiez au moindre doute. Vous pouvez le faire par téléphone ou en utilisant la carte post-don que vous avez reçue lorsque vous vous êtes enregistré lors du prélèvement. Les instructions nécessaires y figurent, de même qu’un numéro de téléphone et quelques données concernant votre don.

Que dois-je faire de la carte post-don?

À chaque don, vous recevez une petite carte reprenant vos données et un numéro de téléphone. Il est possible qu’après le don, vous vous souveniez d’une information que vous avez oubliée de mentionner au médecin, ou que vous tombiez malade dans la semaine suivant le don. Cette information est très importante pour nous. C’est pourquoi nous vous facilitons les choses avec cette carte. Au verso, vous y trouverez un numéro de téléphone gratuit. Au recto figure le numéro de don que vous devez communiquer sur notre répondeur. Comme chaque don est lié à un numéro unique, vous pouvez jeter la carte huit jours plus tard.

Que se passe-t-il si mon don n’est pas bon?

Si les analyses de laboratoire révèlent des anomalies qui rendent le don impropre pour les patients, le don est détruit. C’est toujours le cas lorsque le don contient des virus susceptibles de contaminer le sang du receveur, comme le virus de l’hépatite B ou C, le VIH ou la syphilis. Dans ce cas, nous informons évidemment le donneur des résultats anormaux. Nous sommes aussi tenus de l’exclure définitivement comme donneur.

Les produits sanguins impropres à la transfusion peuvent parfois être très utiles à d’autres fins, comme la recherche scientifique et épidémiologique. Il va de soi que l’anonymat est toujours respecté. Il en va de même des échantillons restants après chaque donation.